Qui nous sommes
Présentation
Un cadre d'assistance sécurisé, conçu pour respecter les normes de la ville sainte de Touba.
Contexte : Touba, au Sénégal
Touba, la ville où se trouve l'orphelinat, est l'une des plus importantes agglomérations du Sénégal, avec beaucoup de besoins non ou partiellement satisfaits. Comme dans toutes les localités, il s'y trouve des enfants orphelins de 1 à 36 mois que nulle structure spécialisée ne prend en charge.
Le caractère de cité religieuse de Touba ne permet pas à toutes les structures de s'y implanter. Il s'est alors posé la nécessité de mettre en place un cadre d'assistance sécurisé qui respecte les normes de la ville sainte.
Par ailleurs, au niveau des familles, beaucoup de difficultés ont été identifiées : la multiplication des maladies infantiles, une prise en charge défectueuse, des accidents imputables à des familles qui, bien qu'animées de bonnes intentions, sont généralement dépourvues de moyens et de temps.
Nos objectifs
Offrir une crèche aux orphelins afin d'éviter leur transfert vers des structures situées dans la capitale ou ailleurs. Garantir les conditions légales et morales d'un environnement sécurisé, et assurer un accompagnement psychosocial, médical et nutritionnel dès l'âge d'un mois.
Au-delà : réduire l'impact de l'absence de parents, renforcer la foi et le sens moral des enfants par une éducation spirituelle, et former des jeunes responsables, autonomes et utiles à leur communauté.
Les locaux
L'orphelinat est installé dans les bâtiments de la Cité, à Darou Khadim, au nord de Touba. Le patrimoine bâti comprend un bâtiment principal en R+2, un bâtiment annexe de deux pièces qui héberge la famille d'un des maîtres coraniques, et une infirmerie encore en chantier, non opérationnelle à ce jour.
Le bâtiment principal
Il fait office de dortoir et de bloc pédagogique, avec des salles à usage administratif : le secrétariat au rez-de-chaussée, la salle d'accueil au premier étage.
Les dortoirs occupent principalement le rez-de-chaussée et le premier étage ; le deuxième niveau n'est encore que partiellement occupé. Chaque palier dispose d'un bloc sanitaire de quatre boxes, ainsi que d'une pièce avec salle de bain réservée à un encadreur.
Les cuisines
Une cuisine africaine à l'extérieur, et deux cuisines modernes au rez-de-chaussée et au premier étage. Celle du premier sert à la préparation des biberons et des aliments pour les bébés.
Les autres espaces
- Deux salles au rez-de-chaussée font office de magasins.
- Un logement de deux pièces, dans la cour avant, pour le superviseur de l'orphelinat et sa famille.
- Une cour arrière, non aménagée, face à l'infirmerie en construction.
Ce qui manque encore
La capacité théorique du site est de 313 places. Faute d'équipements et de budget, une soixantaine d'enfants seulement y sont hébergés — un effectif qui varie au fil des entrées et des sorties. Les autres restent sur la liste d'attente, dans des conditions où leur survie n'est pas assurée.
Les deux magasins n'ont ni étagères, ni palettes, ni meubles de rangement. Le bâtiment, dépourvu de balcons, doit être doté d'auvents pour empêcher les infiltrations d'eau de pluie par les fenêtres. L'infirmerie, enfin, reste à achever.
Sécurité
En dehors de la coordination, l'orphelinat dispose d'un gardiennage et d'une assistance sociale.
Santé
Examens médicaux obligatoires à l'entrée, consultations régulières, soins et suivis sanitaires. Un partenariat efficace existe entre l'orphelinat et les structures de santé de Touba.
Alimentation
Elle est constituée de produits pour enfants — lait, biberons et autres — dont certains sont achetés et d'autres offerts par des donateurs.
Hygiène
La brigade d'hygiène de Touba inspecte régulièrement les locaux et intervient avec diligence à toutes les sollicitations de la direction de l'orphelinat.
Loisirs et vie sociale
Les activités tiennent compte du contexte socioculturel de la ville sainte de Touba. Le milieu est ouvert aux familles, aux personnes ressources, aux services techniques et à la justice.
Situation financière
Elle reste difficile, mais la tendance est favorable grâce aux bonnes volontés. Faire vivre l'orphelinat représente aujourd'hui 4 000 000 F CFA par mois.